Ironman de Nice : un billard à plusieurs bandes
Ironman de Nice : un billard à plusieurs bandes

Un suspense haletant a étreint la onzième édition de l’Ironman de Nice, marqué par une chaleur étouffante. Au final, l’Allemand Boris Stein et l’Américaine Caitlin Snow ont inscrit leur nom au palmarès. Récit.

5h30, ce dimanche 28 juin place Masséna, à quelques encablures de la plage du Centenaire, théâtre du départ de l’IM Nice. L’air est (encore) frais. Les agents d’entretien s’escriment à s’ébrouent à nettoyer la voirie. Ici, une bouteille de bière jonche le sol.

C’est qu’à cette heure très matinale, deux mondes antagonistes se croisent. Les triathlètes, pompe à vélo à la fin, se dirigent vers le parc jouxtant l’aire de départ. D’aucuns aimeraient avoir une pompe à air pour oxygéner leur cerveau, d’où surgissent quelques effluves aux parfums capiteux. Car en sens inverse, les fêtards, tenue débraillée, allure claudicante et verbe haut vont quérir quelques instants de sommeil salvateurs.

Il existe pourtant une passerelle entre ces deux sphères. Dans quelques heures, certains de ces hommes et femmes de fer chancèleront dans les derniers kilomètres du marathon, souffle court, visage empourpré et l’esprit presque inerte sous cet abominable cagnard.

6h15’. La pression (pas la bière, les triathlètes la savoureront plus tard) monte.

 


 

Reportage sur l’lronman de Nice paru dans le numéro 69 de Trimag.

 

 

 

 

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