Quel avenir pour le marathon français ?
Quel avenir pour le marathon français ?

Fin 2013, bruissaient les vibrations du « projet marathon » en France. Opérationnel l’année suivante, il visait à redorer le blason d’une discipline atone à haut niveau. Qu’en est-il quatre ans plus tard ?

Retour en 2012. 2h23’45’’, c’était le chrono du 20e marathonien français. Le 6e pointait en 2h15’13’’. En 2017, le 20e marathonien français a couru en 2h23’55’’et le 6e en 2h14’55’’. Chez les filles, ce n’est pas mieux. En 2012, le 20e chrono était à 2h57’59’’et la 6e à 2h46’42’’. Cinq ans plus tard, le 20e chrono est à 2h53’45’’ et le 6e à 2h41’33’’. Entre temps, le fameux projet marathon est pourtant passé par là. Sans effets notoires ?

1) Aux origines du projet

Il était une fois un marathon français aux abois. Londres, Jeux Olympiques 2012. Trois Français engagés. Trois abandons…et le viseur des autorités antidopage pour -au moins- deux d’entre eux.

« Les résultats avaient été moyens » euphémisme Jean-François Pontier, aujourd’hui référent 10 000 mètres, semi-marathon et marathon auprès de la DTN.

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4) Echanges

L’émulation passe aussi par le dialogue. Entre les coaches personnels, l’encadrement fédéral, les athlètes. Partager les connaissances, apprendre de l’autre.

« Il n’y a jamais eu d’échanges. Personne n’est venu nous demander de travailler avec nous sur l’entraînement, la programmation » souligne Cédric Thomas, entraîneur de Christelle Daunay jusqu’en 2016. En stage national, celle-ci appliquait donc son propre plan, saupoudré de quelques adaptations.

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5) Un manque de fermeté

Jean-François Pontier parle, de lui-même, d’erreur. « Erreur de se dire que les athlètes vont adhérer au projet ». En plus des regroupements collectifs, les aides financières allouées aux athlètes devaient leur éviter de courir le cachet, afin de se concentrer « sur la préparation pour le grand championnat ».

Résultat ? « De manière globale, les athlètes prenaient les moyens qui leur étaient promis, et faisaient comme avant » regrette-t-il.

Cédric Thomas est catégorique : « Si on veut être fort sur marathon, il faut être professionnel. Le projet allait dans le bon sens, mais la Fédération n’a pas été assez ferme, sur les entraînements, les stages, sur le fait de ne pas laisser le choix aux athlètes ».

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8) Formation

« C’est aussi une question d’état d’esprit. C’est à nous de faire passer le message auprès des coaches » intime Jean-François Pontier.  Pour briser la culture qui enjoint « de monter à 35 ans, où l’on commence à faiblir physiquement. Et le marathon, ça se prépare en trois, quatre ans ».

Enquête complète à lire dans le dernier magazine de VO2 Run, actuellement en kiosque, et disponible ICI.

A lire aussi, le reportage réalisé au Japon.

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